Numéro d’À bâbord sur les 50 ans des cégeps

Bonjour,

Vous avez sans doute été informés que le numéro 69 d’À bâbord!, qui sera lancé le 20 avril, porte sur les 50 ans des cégeps. Plusieurs des collaboratrices et collaborateurs de ce dossier sont des enseignant.e.s membres de la FNEEQ. Le numéro comprend aussi une entrevue avec Jean Murdock, secrétaire-trésorier de la FNEEQ, à propos des États généraux de l’enseignement supérieur.

Nous sollicitons l’appui de votre syndicat local. À bâbord! est une revue indépendante et progressiste qui soutient les luttes sociales québécoises depuis bientôt 15 ans. Cette année, nous avons complètement revu notre facture visuelle et notre site web. En ce sens, un achat de plusieurs copies du numéro sur les cégeps représenterait pour nous un appui financier essentiel. Un numéro offert à chaque département ou aux membres de votre conseil syndical constituerait un bel outil d’éducation politique pour vos membres.

Les tarifs sont les suivants: 1 à 10 copies à 9,95$ chacune; 11 à 50 copies à 8,95$ chacune; 51 à 100 copies à 7,95$ chacune; 101 à 500 copies à 6,95$ chacune.

Pour les commandes, contactez Monique Moisan (monique.moisan@videotron.ca; 514-272-3153). Merci de votre solidarité!

Aussi, le lancement du numéro aura lieu le 20 avril prochain, à 18h, à la bibliothèque du Cégep du Vieux-Montréal. Si vous souhaitez promouvoir l’événement auprès de vos membres, voici quelques liens pertinents:

L’annonce du lancement, sur notre site et sur Facebook:
https://www.ababord.org/Lancement-du-numero-69
https://www.facebook.com/events/1652915951400197/

La présentation du dossier:
https://www.ababord.org/Cegeps-50-ans-d-existence

Le sommaire du numéro:
https://www.ababord.org/Sommaire-du-numero-69

Et notre édito, qui porte sur l’éducation publique:
https://www.ababord.org/Pour-une-ecole-publique-et-citoyenne

N’hésitez pas aussi à faire parvenir l’information au service des communications de vore Collège, la bibliothèque, l’association étudiante, et les autres syndicats locaux. Tous et toutes sont bienvenu.e.s!

En toute solidarité,

Philippe de Grosbois
pour la revue À bâbord!

RAPPEL FINAL – Campagne contre la taxe sur les accidents et maladies du travail

La campagne demandant au ministre des Finances d’abolir sa taxe sur les accidents et maladies du travail se terminera cette semaine puisque celui-ci présentera son budget le 28 mars prochain; il est donc important d’agir maintenant.

De très nombreux syndicats de partout au Québec ont diffusé l’information et plus de 3 000 personnes ont déjà participé. Si vous n’avez pas encore diffusé l’information, nous vous invitons à le faire rapidement auprès de vos membres (ou de votre conseil syndical à tout le moins). Si vous l’avez déjà fait dans les dernières semaines, un message de rappel pourrait être envoyé.

Merci pour ce geste de solidarité avec les travailleuses et les travailleurs accidentés ou malades.

– À faire circuler largement –

Le gouvernement du Québec a adopté une mesure fiscale qui a pour effet d’imposer de façon détournée les indemnités non-imposables versées par la CNÉSST aux victimes d’accidents ou de maladies du travail ainsi qu’aux travailleuses bénéficiant du retrait préventif de la travailleuse enceinte ou qui allaite. Ces personnes peuvent payer jusqu’à 2 079 $ d’impôt supplémentaire pour l’année fiscale 2016 parce qu’elles ont reçu une indemnité non-imposable.

Plusieurs organisations revendiquent l’abolition cette mesure fiscale, notamment la FTQ, la CSN, la CSQ, la CSD, la FIQ, le SFPQ, l’APTS et le SPGQ. À la veille du dépôt du budget du gouvernement du Québec, il faut que le ministre des Finances écoute les demandes de ces organisations et qu’il abolisse cette mesure fiscale injuste.

Nous vous demandons donc d’acheminer un message qui a été préparé à cet effet pour le ministre des Finances et les porte-paroles de l’opposition (le message sera acheminé automatiquement en quelques secondes) en visitant la page suivante : https://uttam.quebec/imposition/lettre/index.php

Imposition des indemnités de remplacement du revenu

uttam.quebec

Monsieur Carlos J. Leitão Ministre des Finances. En 2004, le gouvernement du Québec a adopté une mesure nommée « Réduction d’une iniquité reliée à la …

Info solidarité – Appui à la lutte du SPPUS

Aux syndicats FNEEQ du regroupement cégep
Pour votre information et pour faire circuler

(version jointe en format *.pdf)

Appui à la lutte du SPPUS

L’exécutif du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS-CSN) désire signifier son appui au Syndicat des professeures et professeurs de l’Université de Sherbrooke (SPPUS) dans leur lutte visant à la fois à obtenir des conditions de travail équitables et à assurer le dynamisme de leur institution.

À tous les niveaux du système d’éducation québécois, les élèves, les étudiants et les travailleurs subissent les contrecoups de la politique d’austérité imposée par le gouvernement du Québec. Malgré des surplus budgétaires imposants, il refuse toujours d’investir dans les services publics, notamment dans le système d’éducation. Le résultat est une dégradation des conditions de travail qui sont —ne l’oublions pas— les conditions d’apprentissage des élèves et des étudiants.

En raison de ce contexte d’austérité, votre administration locale se dit contrainte de vous faire des offres médiocres. Le SPPUS a raison de refuser cet alibi. Il est de la responsabilité des dirigeants universitaires de se mobiliser contre un gouvernement qui refuse de soutenir convenablement le réseau de l’éducation plutôt qu’être les acteurs serviles d’une politique qui est contraire à la mission de votre institution.

Les membres du SPECS-CSN se sont retrouvés dans une situation similaire à la vôtre il y a quelques mois à peine. Faire la grève n’est pas chose facile lorsqu’on a à coeur les étudiantes et les étudiants, ainsi que notre travail. Il semble malheureusement qu’il s’agisse du seul langage que nos dirigeants comprennent. Le SPECS-CSN vous souhaite donc toute la force nécessaire pour mener votre combat à terme.

Solidarité !

Steve McKay, président
Pour l’exécutif du SPECS-CSN

Il est plus que temps de mettre fin à l’injustice! Impôt spécial qui taxe les accidents et les maladies du travail

Impôt spécial qui taxe les accidents et les maladies du travail

Il est plus que temps de mettre fin à l’injustice!

Encore cette année, des milliers de victimes d’accidents et de maladies du travail, ainsi que leur famille, auront la surprise d’être pénalisées, en produisant leur déclaration de revenus, par une mesure fiscale adoptée par le gouvernement du Québec.

Calculées sur la base du salaire net des victimes, les indemnités de remplacement du revenu de la CNÉSST sont pourtant non-imposables. En effet, les principes fondamentaux de notre droit déterminent que la réparation d’un dommage corporel et de ses conséquences n’est pas imposable puisque le corps humain n’est pas taxable.

En adoptant en 2004 la « mesure de redressement d’impôt », le gouvernement libéral de l’époque a cependant réussi un astucieux tour de passe-passe lui permettant de contourner ce principe et de faire payer des millions de dollars d’impôt à des travailleuses et des travailleurs indemnisés pour une lésion professionnelle. Bien que les indemnités demeurent formellement non-imposables, le résultat est souvent le même que si elles l’étaient. La mesure, qui a pour effet de réduire le crédit d’impôt personnel de base, fait en sorte que les victimes d’une lésion professionnelle ou leur conjoint ou conjointe pourraient devoir payer jusqu’à 2 079 $ d’impôt supplémentaire pour l’année fiscale 2016.

Comment ça s’applique?

La mesure a pour effet de réduire le montant personnel de base qui sert à calculer les crédits d’impôt non remboursables accordés à tout le monde au Québec. Pour l’année 2016, ce montant est de 11 550 $. Pour chaque jour de l’année où la CNÉSST a versé une indemnité de remplacement du revenu, une victime d’accident ou de maladie du travail voit réduire son montant personnel de base de 28,48 $. Notons que la mesure ne dépend en rien du montant de l’indemnité reçue : une personne qui reçoit 50 $ par jour voit son montant personnel de base réduit du même montant qu’une personne dont l’indemnité s’élève à 125 $ par jour. Pour une personne qui a été indemnisée durant toute l’année 2016, cette réduction équivaut à 90% de son montant personnel de base, soit 10 395 $.

Par exemple, une travailleuse célibataire, travaillant à un salaire de 40 000 $ par année, est victime d’un accident du travail. Elle doit cesser de travailler pendant six mois. Pendant l’année, elle aura donc gagné un salaire de 20 000 $, pour lequel elle doit payer un impôt provincial de 707 $, ainsi qu’une indemnité de la CNÉSST non imposable équivalent à 90% de son revenu net (c’est à dire après avoir calculé les impôts fédéral et provincial ainsi que les autres cotisations comme au RRQ, à l’assurance-chômage, etc.). Or, au moment de produire sa déclaration de revenus provinciale l’année suivante, ce n’est pas un impôt de 744 $ qu’elle devra payer mais bien de 1 747 $.

Ainsi, cette diminution du montant personnel de base peut entraîner un impôt supplémentaire à payer de 5,70 $ par jour indemnisé en 2016, ce qui correspond à 2 079 $ d’impôt additionnel pour une personne ayant été indemnisée durant toute l’année.

Qui est touché?

Une personne seule qui n’a aucun revenu imposable n’aura pas à payer d’impôt supplémentaire à cause de ses indemnités de remplacement du revenu. À partir d’un revenu imposable aussi bas que 1 536 $ pour l’année 2016 (salaire, revenu d’intérêt, de location, une rente, etc.), cette personne aura graduellement de l’impôt à payer parce qu’elle reçoit des indemnités non-imposables et ce jusqu’à un montant de 2 079 $ si elle a été indemnisée toute l’année.

En plus de toucher les personnes indemnisées elles-mêmes, la mesure peut également affecter leur famille. En effet, il est actuellement possible au Québec de transférer à une conjointe ou à un conjoint des crédits d’impôt non remboursables inutilisés. En réduisant leurs crédits d’impôt, la mesure limite cette possibilité pour les victimes d’accidents ou de maladies du travail, ce qui fait en sorte que leur conjoint ou conjointe paiera davantage d’impôt. Pour une personne ayant été indemnisée durant toute l’année 2016 sans toucher aucun autre revenu, la mesure se traduira par un impôt supplémentaire à payer de 2 079 $ pour le conjoint ou la conjointe.

Il est plus que temps d’abolir cette mesure.

Outre l’uttam, de nombreuses organisations ouvrières dénoncent depuis longtemps cette mesure injuste et revendiquent son abolition, notamment la FTQ, la CSN, la CSQ, la CSD, la FIQ, l’APTS et le SPGQ. À la veille de la période de production des déclarations de revenus et du dépôt du budget du gouvernement, il serait peut-être temps que le ministre des Finances écoute les demandes de ces organisations et qu’il entende enfin raison!

Envoyez un message au ministre des Finances pour lui demander d’abolir cette mesure injuste!

Quelques secondes suffisent pour acheminer un message en vous rendant à : https://uttam.quebec/imposition/lettre

Invitez vos membres à participer en grand nombre.

Nouvelles sur la campagne contre la taxe sur les accidents et maladies du travail

La campagne lancée la semaine dernière demandant au ministre des Finances d’abolir sa taxe sur les accidents et maladies du travail est très bien amorcée. De très nombreux syndicats de partout au Québec ont diffusé l’information et plus de 2 000 personnes ont déjà participé.

Le ministre des Finances étant actuellement en train de finaliser son prochain budget, il est important d’agir maintenant. Si vous n’avez pas encore diffusé l’information, nous vous invitons à le faire rapidement auprès de vos membres (ou de votre conseil syndical à tout le moins).

Merci pour ce geste de solidarité.

– À faire circuler largement –

Le gouvernement du Québec a adopté une mesure fiscale qui a pour effet d’imposer de façon détournée les indemnités non-imposables versées par la CNÉSST aux victimes d’accidents ou de maladies du travail ainsi qu’au travailleuses bénéficiant du retrait préventif de la travailleuse enceinte ou qui allaite. Ces personnes peuvent payer jusqu’à 2 079 $ d’impôt supplémentaire pour l’année fiscale 2016 parce qu’elles ont reçu une indemnité non-imposable.

Plusieurs organisations revendiquent l’abolition cette mesure fiscale, notamment la FTQ, la CSN, la CSQ, la CSD, la FIQ, l’APTS et le SPGQ. À la veille du dépôt du budget du gouvernement du Québec, il faut que le ministre des Finances écoute les demandes de ces organisations et qu’il abolisse cette mesure fiscale injuste.

Nous vous demandons donc d’acheminer un message qui a été préparé à cet effet pour le ministre des Finances et les porte-paroles de l’opposition (le message sera acheminé automatiquement en quelques secondes) en visitant la page suivante : https://uttam.quebec/imposition/lettre/index.php

Invitation – Rencontre portant sur la campagne pour la hausse du salaire minimum à 15 $/h

Invitation aux syndicats du regroupement cégep

affiliés au CCMM CSN

Montréal, mercredi le 23 novembre 2016

Bonjour,

Le Comité droit au travail aimerait vous inviter à une rencontre portant sur la campagne pour la hausse du salaire minimum à 15 $/h :

Quand :         lundi 5 décembre 2016 à 19 h

Où :                Pavillon Hubert-Aquin de l’UQAM (local A-2830)

                        1265, rue Berri

                        Montréal

L’objectif de cette rencontre : explorer les différentes façons d’enraciner la campagne pour la hausse du salaire minimum à 15 $/h dans les cégeps et les universités.

Lors de sa dernière réunion, les membres du comité ont fait le bilan des actions menées jusqu’à maintenant. Un premier constat s’est rapidement dégagé : malgré de belles réussites dans cette campagne – qui, rappelons-le, n’en est encore qu’à ses débuts – nous ne sommes pas parvenus, jusqu’à présent, à rejoindre certains groupes ciblés par cette campagne. À preuve, lors de la manifestation du 15 octobre dernier, on comptait très peu de jeunes et de travailleuses et de travailleurs migrants.

Pour rejoindre les jeunes, certains ont avancé l’idée que nous pourrions mettre à profit les énergies militantes et les structures des syndicats de cégep et d’universités affiliés au CCMM CSN.

Une première rencontre exploratoire aura donc lieu le 5 décembre prochain. À cette occasion, nous pourrons réfléchir ensemble à la meilleure façon d’attirer l’attention des jeunes et des travailleurs-étudiants sur l’enjeu du salaire minimum.

En espérant que vous serez nombreuses et nombreux à cette rencontre.

Au plaisir,

Patrick St-Pierre

Responsable du Comité droit au travail

CCMM CSN

pstpierre@semb-saq.com

 

Semaine des professionnelles et professionnels de l’éducation

À nos collègues professionnelles et professionnels,

En cette Semaine des professionnelles et professionnels de l’éducation, le Comité exécutif du SEECO, au nom des enseignantes et des enseignants du Cégep de l’Outaouais, tient à souligner la qualité du travail essentiel que vous accomplissez chaque jour pour nous aider dans notre mission éducative et pour contribuer au cheminement des étudiantes et des étudiants. L’expérience éducative, vous le savez mieux que quiconque, va bien au-delà de la salle de classe, et nous vous remercions de prendre autant à cœur l’inestimable contribution que vous y apportez.

Bonne semaine!

Invitation à rassemblement – Réseau qui fait grandir, le 3 décembre 2016

Bonjour,

La CSN tiendra une action de mobilisation pour la campagne Un réseau qui fait grandir.

Le samedi 3 décembre , nous marcherons et irons devant les bureaux du premier ministre à Montréal pour exprimer notre désaccord au gouvernement sur le traitement destructif qu’il fait dans le réseau des services de garde et aussi déposer les cartes postales.

Plus de détails concernant ce rassemblement vous seront communiqués sous peu.

Entretemps, nous vous demandons de remplir le formulaire d’inscriptions ci-joint et de nous le retourner le plus rapidement possible afin de planifier les trajets d’autobus, le nombre de repas, etc.

Invitez votre famille et vos ami-es à se joindre à nous! Soyons nombreuses et nombreux à dénoncer le traitement que réserve le gouvernement aux services de garde éducatifs!

 

Pour vous inscrire à cette activité, veuillez communiquer votre intérêt par courriel à l’adresse suivante : seeco@cegepoutaouais.qc.ca

 

Appel de l’IE : IRAN: La liberté pour Esmail Abdi, dirigeant syndical iranien

 

De : Marie-Hélène Paquet [mailto:Marie-Helene.Paquet@csn.qc.ca]
Envoyé : 2 novembre 2016 11:09
Objet : FNEEQ-CSN | Appel de l’IE : IRAN: La liberté pour Esmail Abdi, dirigeant syndical iranien

Le 2 novembre 2016

À TOUS LES SYNDICATS AFFILIÉS DE LA FNEEQ

Objet : APPEL D’ACTION URGENTE – IRAN: La liberté pour Esmail Abdi, dirigeant syndical iranien

Bonjour,

Nous vous relayons ci-dessous (et en fichier attaché) un message de Fred van Leeuwen, secrétaire général de l’Internationale de l’Éducation (IE). L’Internationale de l’Education (IE) lance un appel à ses membres afin de se mobiliser et protester contre la condamnation à six ans de prison infligée à M. Esmael Abdi, un dirigeant de l’association syndicale des enseignant.e.s de Téhéran.  À cet effet, nous joignons une lettre-type en format Word que vous pourrez utiliser si vous le souhaitez.

___________________________________________________________________

Cher.e.s collègues,

L’Internationale de l’Education (IE) lance un appel à ses membres afin de se mobiliser et protester contre la condamnation à six ans de prison infligée à M. Esmael Abdi, un dirigeant de l’association syndicale des enseignant.e.s de Téhéran. La condamnation a été prononcée le 7 octobre dernier par la branche 36 de la Cour d’appel de Téhéran.

L’IE a fait savoir aux autorités de la République islamique d’Iran que les charges retenues contre lui, notamment pour «conspiration et collusion contre la sécurité nationale» étaient non fondées et contrevenaient à diverses conventions relatives aux droits humains, dont celles garantissant la liberté d’expression et d’association, ainsi que le droit des syndicats à être impliqués pour tout ce qui concerne les politiques éducatives. M. Abdi, avec trois autres enseignants syndicalistes iraniens, avait déjà été détenu arbitrairement en juillet 2015 afin de les empêcher de se rendre au 7e Congrès mondial de l’IE, organisé à Ottawa, au Canada. La grève de la faim entamée par M. Abdi ainsi que les campagnes de solidarité menées massivement en Iran et par les syndicats à travers le monde ont abouti à sa libération en mai 2016.

Cette nouvelle condamnation intervient à un moment où les politiques néolibérales du régime provoquent une crise au sein des systèmes éducatifs du pays, entraînant une détérioration des conditions de vie des enseignants et enseignantes. La privatisation et la finalité commerciale de l’éducation ont annihilé ce qui subsistait d’équité et de gratuité dans l’enseignement. Beaucoup d’élèves, en particulier des filles, issus de familles à faible revenu vivant en zone rurales ou nomades se voient pratiquement interdire l’accès à l’éducation – 3,5 millions d’entre eux seraient dans l’impossibilité de fréquenter l’école.

Les enseignantes et enseignants iraniens continuent à exercer leur profession, malgré la privation de leurs droits fondamentaux. Leur salaire se situe souvent en dessous du seuil de pauvreté. Les grèves et autres mouvements de protestation menés par les enseignants iraniens démontrent leur ferme volonté d’instaurer un changement systématique. Chaque année, 150 000 diplômé.e.s hautement qualifiés émigrent. La plupart choisissent cette voie en raison du taux de chômage, mais la répression politique et l’absence de liberté religieuse sont également des facteurs déterminants dans leur choix de quitter le pays.

Les autorités tentent de faire taire les revendications des enseignants par la répression et l’emprisonnement massif de syndicalistes et de militants.

L’IE demande à votre organisation et ses membres de passer à l’action dès maintenant :

  • Envoyez une lettre de protestation au Président et au Guide suprême de l’Iran (lettre type jointe en annexe) ;
  • Contactez votre gouvernement et la représentation diplomatique de l’Iran basée dans votre pays afin de leur demander d’engager un dialogue avec les autorités iraniennes à propos de ces problématiques ;
  • Chacun peut signer la pétition via l’appel de LabourStart;
  • Diffusez cet appel en le recommandant à vos collègues, aux affiliés syndicaux et à vos réseaux, publiez-le sur votre site web, Facebook et Twitter.

L’IE vous remercie de votre solidarité et de votre soutien vis-à-vis de nos collègues en Iran.

Cordialement,

Fred van Leeuwen

Secrétaire général

Internationale de l’éducation